La bactériologie

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En Occitanie, plus de 99% (chiffre 2024) de la population est alimentée par une eau de bonne qualité d'un point de vue bactériologique. Il existe néanmoins des disparités de qualité en fonction des départements notamment concernant les petits réseaux majoritairement situés en zone montagne.

En Occitanie, 99 % de la population est alimentée par une eau de bonne qualité d'un point de vue bactériologique (indicateur de qualité bactériologique A ou B).

Pourcentage de population alimentée par une eau selon les différents indicateurs de qualité
Pourcentage de population alimentée par une eau selon les différents indicateurs de qualité

Ce taux est relativement stable, puisqu’il était de 99,5% en 2023.

Néanmoins, ce chiffre ne fait pas ressortir les grandes disparités au niveau des départements : ainsi, seulement 88,2 % des réseaux (Unités de Distribution – UDI) délivrent une eau de bonne qualité bactériologique (A ou B) en Occitanie : la qualité microbiologique de l’eau délivrée par les petits réseaux est souvent insuffisante, notamment en secteur de montagne (Lozère, Ariège, Hautes-Pyrénées, Hérault, Aveyron…).

Pourcentage de réseaux de distributions d’eaux selon les différents indicateurs de qualité
Pourcentage de réseaux de distributions d’eaux selon les différents indicateurs de qualité

 

 

Les causes à l’origine des non-conformités microbiologiques sont diverses :

  • Une mauvaise protection naturelle des ouvrages de captage, qui sont vulnérables aux aléas climatiques : fortes pluies, orages et sécheresses influencent périodiquement la qualité de l'eau distribuée et les volumes d’eau mobilisables,

  • L’absence de protection des ouvrages de captage (contre notamment le bétail et la faune sauvage)

  • Le défaut d’entretien des ouvrages de captage,

  • Un traitement de désinfection absent ou inadapté,

  • Des défauts de surveillance ou de suivi dans le traitement de désinfection.

Les actions à réaliser pour réduire les pollutions microbiologiques sont multiples et doivent être mises en œuvre par la personne responsable de la production ou de la distribution de l’eau afin de garantir la qualité de l’eau distribuée :

  • La protection de la ressource utilisée pour la production d’eau destinée à la consommation humaine : mise en place des périmètres de protection,

  • La réhabilitation et l’entretien régulier et rigoureux des installations : captages, réservoirs, canalisations,

  • La mise en place, l’optimisation et la fiabilisation d’un traitement de désinfection avant distribution en adéquation avec la qualité des eaux brutes,

  • La professionnalisation de la gestion des services d’eau

  • La mise en place d’un Plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE

  • La reconquête de la qualité bactériologique de l’eau distribuée implique de pouvoir poursuivre l’immense chantier de rénovation, de rationalisation et de fiabilisation des infrastructures d’eau potable de zones complexes, de type zone de montagne. Cela nécessite souvent des investissements très importants au regard du nombre d’abonnés desservis. Ils sont cependant indispensables pour réduire les inégalités territoriales de santé.

  • Actions mises en œuvre en cas de non-conformité bactériologique de l’eau :

Lorsque l’eau présente, de par sa mauvaise qualité bactériologique, un risque pour la santé des consommateurs, des mesures d’interdiction de consommer l’eau du robinet sont prononcées pour protéger la santé des consommateurs.