17 octobre : Journée internationale du don d’organes

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Don d'organes

La greffe d'organes est un acte médical qui peut être celui de la renaissance pour de nombreux patients porteurs de maladies chroniques et dont la santé se dégrade malgré les traitements requis. Cette intervention chirurgicale permet ainsi de prolonger très significativement l’espérance de vie de ces patients, tout en améliorant leur qualité de vie, en remplaçant l’organe défaillant.

Le don d’organes de chacune et chacun de nous, anonyme et gratuit, est donc essentiel pour aider les patients porteurs de maladies chroniques au dernier stade.

Malgré un nombre annuel de greffes en hausse constante en France (6 148 en 2025), le nombre de donneurs, tous organes confondus, demeure inférieur aux besoins. En 2025, plus de 23 000 patients demeurent en attente d’une opportunité de greffe adaptée à leur situation. Ainsi, ce sont près de 1 000 personnes en France qui décèdent chaque année faute de greffon, soit environ 3 personnes par jour.

Sans don, pas de greffe : les opportunités de greffes pour de nombreux malades dépendent donc des choix de chacune et chacun, de l’absence de refus exprimé de son vivant et de l’expression de ce choix à l’entourage.

Comment ça se passe ?

Le don et la greffe concernent des organes (rein, foie, cœur, poumon, pancréas et intestin) mais aussi des tissus (cornée, vaisseaux, peau, valves cardiaques et os). Lorsqu’une personne décède, la cellule de coordination de prélèvement d’organes de l’établissement se rapproche de la famille pour se renseigner sur la volonté du défunt.

En l’absence de refus exprimé et vérifié sur le registre national, le prélèvement est effectué par une équipe spécialisée. Les organes prélevés sont aussitôt conditionnés selon les conditions nécessaires puis transportés vers les hôpitaux autorisés pour la greffe (les CHU de Toulouse et Montpellier en Occitanie). Le corps du donneur est alors rendu à la famille avec la restauration nécessaire à la suite de ce geste généreux.

Une fois la greffe réalisée, les symptômes liés à l’insuffisance de l’organe défaillant sont régulés et les traitements de suppléance peuvent être arrêtés. Elle nécessite cependant la prise d’un traitement immunosuppresseur à vie pour prévenir le rejet de greffon.

Dans l’insuffisance rénale chronique, la greffe rénale offre un retour à une vie quasi-normale en permettant d’arrêter les 3 séances hebdomadaires de filtration du sang pour épuration. 

Le don après le décès

Le principe du consentement présumé s'applique : nous sommes tous donneurs présumés, sauf si nous avons exprimé un refus de notre vivant. Dans les faits, les équipes médicales sollicitent les proches au moment du décès pour recueillir leur témoignage sur la volonté exprimée par le défunt.

L’accord pour le don d’organes après votre décès est possible à tout âge. Pour que votre choix soit entendu, bien compris et respecté par tous, il est recommandé de le faire connaître clairement auprès de l’entourage, par oral ou mieux, par écrit. 

Toute personne peut s’opposer au don de ses organes ou de ses tissus. La loi prévoit trois moyens pour exprimer son refus :

  • Inscription en ligne sur le registre national des refus, géré par l’Agence de la biomédecine (ABM)
  • Refus par écrit daté et signé remis aux proches
  • Refus par oral, retranscrit par les proches sur un écrit signé

Le don vivant

Le don vivant ne peut bénéficier qu’à une personne proche (liste détaillée ici).

Le donneur doit être majeur et remplir des conditions médicales très strictes. Il doit également exprimer son consentement libre et éclairé. Celui-ci est révocable à tout moment jusqu’à l’opération.

Avant d'exprimer votre consentement, vous êtes notamment informé des conséquences prévisibles du prélèvement sur votre vie personnelle, familiale et professionnelle, et des résultats qui peuvent être attendus de la greffe pour le receveur.

Pour cela, vous êtes reçu par un comité d'experts, qui s'assure que votre choix est libre et que vous avez conscience des enjeux et des risques éventuels de l'opération.

Le rôle de l’ARS

En déclinaison du Plan ministériel pour le prélèvement et la greffe d’organes 2022-2026 et en lien avec les objectifs du Projet régional de santé d’Occitanie 2023-2028, l’ARS déploie un plan d‘actions régional pour faciliter les prélèvements et greffes d’organes et de tissus en Occitanie.  Ce plan d’action est élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués dont les associations de patients.