Un suivi régulier basé sur des indicateurs variés est nécessaire pour mieux comprendre les besoins des habitants de notre région et y répondre. C’est dans ce cadre qu’a été mis en place un partenariat régional regroupant les CAF, France Travail, l’ARS, la Dreets, l’Insee, l’ARCMSA et les Carsat, afin de produire chaque année des travaux sur la précarité dans la région.
ces travaux s’appuient sur :
- Un tableau de bord de la précarité, actualisé chaque année et constitué d’indicateurs régionaux et départementaux ;
- Une étude thématique (collection Insee Analyses ou Insee Flash Occitanie), qui aborde une problématique d'intérêt pour la région et ses départements.
| Une approche de la précarité en Occitanie Ce tableau de bord de la précarité, actualisé chaque année et constitué d’indicateurs régionaux et départementaux sur :
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| Des conditions de vie disparates pour les enfants d'Occitanie En Occitanie, près d’un enfant sur quatre vit dans un ménage pauvre. La précarité des enfants ne se limite pas aux ressources financières : les conditions de vie, le cadre familial et l’accès aux services jouent un rôle déterminant. Les situations varient selon les territoires, entre centres urbains marqués par des difficultés sociales, zones rurales isolées, et périphéries plus favorisées. Cette étude apporte un éclairage sur les conditions de vie disparates des enfants en Occitanie. |
| Pauvreté famille monoparentale Les familles monoparentales représentent un quart des foyers en Occitanie. |
| Pauvreté centre urbain rural En 2020, la précarité financière s’est accentuée avec la crise du Covid-19, mais la pauvreté en Occitanie repose surtout sur des facteurs structurels de long terme. Elle touche davantage les grandes villes, où vivent en masse les familles monoparentales et familles nombreuses. Un enfant sur trois y est en situation de pauvreté. Les ceintures urbaines sont moins concernées, tandis que dans les zones rurales isolées, ce sont les retraités et agriculteurs ou indépendants qui sont le plus exposés à des revenus faibles. |
| Inactivité chômage jeunes En 2017, un jeune sur cinq en Occitanie est éloigné de l’emploi, avec des pics d’un sur trois sur le littoral méditerranéen. Les parcours sont variés, mais plusieurs profils se dégagent : jeunes décrocheurs, chômeurs peu qualifiés de longue durée, diplômés en recherche de leur premier emploi, ou mères au foyer inactives. La crise économique a exposé encore un peu plus ces jeunes à des risques accus d’inactivité ou de chômage. |
| Impact séparation femmes En Occitanie, 3 % des couples se séparent chaque année, entraînant une baisse du niveau de vie plus marquée pour les femmes. Un quart d’entre elles deviennent pauvres l’année de la séparation, contre moins d’un homme sur cinq. Si certaines reprennent une activité professionnelle, elle ne leur permet pas d’améliorer leurs niveau de vie. Deux ans après la séparation, les hommes retrouvent quasiment leur niveau de vie tandis que le rattrapage est incomplet pour les femmes.
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| Recours prestations sociales avant crise La pandémie de Covid-19 a accentué les difficultés des ménages précaires, entraînant une hausse des bénéficiaires de minima sociaux comme le revenu de solidarité active (RSA) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Les revenus des actifs ont aussi été touchés, provoquant un pic des bénéficiaires de la prime d’activité fin 2020. Avec l’amélioration économique au printemps 2021, le nombre d’allocataires a diminué, revenant à des niveaux proches de ceux d’avant crise en Occitanie et en France métropolitaine.
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