Ségur de la santé : 1,6 milliard d'euros d'investissement en Occitanie

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Plus de 1,6 milliard d’€ d'investissement vont être mobilisés pour soutenir les établissements sanitaires et médico-sociaux de notre région.
Destinés à moderniser et développer l’offre de soins, alléger le poids de la dette des établissements et améliorer les conditions de travail des soignants, les investissement Ségur constituent une réponse massive aux enjeux de santé dans notre territoire.

Le volet investissement du Ségur de la Santé est une opportunité historique pour notre région, par l’ampleur sans précédent des aides à l’investissement allouées (19 Md€ au niveau national), mais aussi par la concertation active qui a été menée avec l’ensemble des acteurs locaux et élus, pour définir les priorités d’investissement en santé dans les territoires.

La région Occitanie concentre plusieurs caractéristiques

étendue géographique avec 45 % de zones de montagne ; population plus vieille que la moyenne mais en forte croissance démographique (2e région dans les projections à 2050) et bénéficiant d’afflux touristiques massifs dans les périodes estivales et hivernales, avec un niveau de pauvreté élevé (12 départements sur 13 dépassent un taux de pauvreté de 13 % dont 5 d’entre eux font partie des 13 départements de l’Hexagone qui dépassent17 %).

La question des inégalités territoriales et sociales d’accès à la santé constitue un problème majeur pour la région. Si l’offre de santé est importante, elle est marquée par des problèmes croissants de démographie médicale et un accroissement des inégalités territoriales entre l’agglomération toulousaine et le littoral d’une part et les zones rurales d’autre part.

Elle a enfin souffert dans les dix dernières années d’un investissement insuffisant qui conduit à un vieillissement et une inadaptation des équipements hospitaliers et médico-sociaux dans plusieurs zones du territoire avec un besoin de rattrapage.


Dans ce cadre, la stratégie régionale qui a été proposée, enrichie par les retours des conseils territoriaux de santé et concertée dans les instances régionales a mis en avant les quatre éléments suivants

Un socle constitutionnel de la stratégie : la lutte contre les inégalités d’accès à la santé

L’objectif est l’accès à la santé sur l’ensemble des territoires avec, certes, une gradation des soins, une concentration des plateaux techniques lourds, mais en garantissant la proximité des prises en charge courantes tant dans les zones urbaines que rurales et l’accès organisé et facilité aux soins et expertises de recours pour tous.
 

Contribuer à la réponse aux priorités de santé publique régionales

telles que définies dans le projet régional de santé, en intégrant les besoins les plus critiques identifiés dans les territoires tout en tirant les leçons de la pandémie :
La prévention, sous toutes ses formes et la prise en charge des maladies chroniques en contribuant à une meilleure structuration et fluidité des parcours de soins et une meilleure gradation de l’offre de soins ;
• Le diagnostic précoce et la prise en charge des cancers partout sur le territoire ;
Les soins urgents et non programmés en articulant les services d’urgences et les modes de prise en charge non hospitalière en proximité ;
• Le renforcement de notre organisation et de nos capacités de soins critiques sur tous les territoires en tirant les leçons de la pandémie de Covid-19 ;
• La consolidation des moyens en aval de l’hospitalisation et pour le retour au domicile ;
• Toutes les formes organisées et coordonnées de prévention et de prise en charge
du vieillissement,
priorité majeure de la région ;
• Toutes les formes de prise en charge de la santé mentale et de la psychiatrie en intégrant les démarches initiées à travers les projets territoriaux de santé mentale.
 

Combler les retards et réparer les inadaptations de notre offre de santé

pour lui permettre de répondre aux enjeux de l’époque et aux attentes légitimes des
professionnels et des usagers
• Résorber les retards d’investissement et la vétusté des équipements les plus utiles,en travaillant sur des dimensionnements adaptés et en intégrant une approche environnementale et une réponse à l’impact du changement climatique ;
Réduire les inadaptations aux attentes des usagers et aux besoins mis en évidence
par la pandémie
: par exemple la généralisation des chambres individuelles avec salle de douche et sanitaires privatifs (Ehpad où il fait « bon vivre »), modularité et adaptabilité des équipements hospitaliers, équipement favorisant la qualité de vie
au travail des professionnels ;
Favoriser l’outil numérique en rattrapant les retards constatés dans l’équipement et les usages, en garantissant l’efficience de l’outil numérique et en permettant au numérique d’être le levier de la coordination des professionnels autour du patient
et de l’autonomisation du patient dans la gestion de sa santé.
 

Un impératif clair autour de la dimension d’articulation territoriale des investissements structurants

• Être portés par un projet de santé de territoire et discutés dans un cadre territorial ;
• Améliorer la fluidification des parcours patients, la meilleure identification des filières de soins et la coordination entre les acteurs de santé hospitaliers, libéraux et médico-sociaux, voire sociaux autour du parcours du patient sur le territoire ;
• Intégrer le principe d’équipes territoriales de professionnels ou de filières professionnelles ;
• Contribuer à favoriser la présence médicale et soignante sur l’ensemble des territoires ;
• Consolider le maillage hospitalier et médico-social de chaque territoire.

Plus de 1,6 milliard d'euros en Occitanie pour soutenir les projets et transformer l’offre dans les territoires

dont 1,42 Md€ pour le secteur sanitaire et 220 M€ pour le secteur médico-social, en associant les fonds nationaux et le Fonds d’intervention régional de l’ARS.
Ces dotations budgétaires pourront être complétées
par des cofinancements dans le cadre des concertations
en cours avec le conseil régional et les conseils
départementaux.

Dont 179 millions d'euros pour l’investissement du quotidien des établissements sanitaires et médico-sociaux
(dont 80 M€ dès 2021) pour les 291 établissements sanitaires publics et privés de la région et les 584 Ehpad habilités à l’aide sociale.

Dont 427 millions d'euros pour la consolidation des comptes des 127 établissements sanitaires en charge du service public (dont 58 établissements d millions d’euros dotés à plus de 1 M€)

Dont 61 Etablissements de santé soutenus par le Ségur de la Santé en Occitanie et accompagnés dans leurs projets structurants sur dix ans

Dont 178 EHPAD soutenus et accompagnés dans leurs projets structurants sur cinq ans

Dont 28  établissements pour personnes en situation de handicap  accompagnés dans leurs
projets structurants en 2021


Le travail des soignants revalorisé en Occitanie
Plus de 131 000 sages-femmes, infirmiers, aides-soignants ou autres personnels non-médicaux des établissements de santé et médico- sociaux revalorisés.
Près de 7 500 médecins de l’hôpital public revalorisés.
Plus de 10 300 étudiants paramédicaux, étudiants en médecine et internes revalorisés.



Pour connaître le détail des projets soutenus sur notre territoire télécharger le Dossier de Presse : Investir pour la santé de tous en Occitanie


Aller plus loin

Dossier de Presse : Investir pour la santé de tous en Occitanie