Occitanie

Maladie de West Nile : 2 chevaux infectés détectés en Camargue gardoise

Communiqué de presse
L’infection à virus West Nile est transmise par les moustiques (essentiellement
du genre CULEX) qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages
infectés.
Les chevaux, mais aussi parfois les hommes, sont des « hôtes accidentels »
qui peuvent être atteints par le virus West-Nile lorsqu’ils sont piqués par des
moustiques infectés mais qui ne peuvent pas transmettre à leur tour le virus.
Corps de texte

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Gard a reçu la confirmation de la détection en Camargue de deux chevaux positifs au virus West Nile depuis le début du mois de septembre ; l’un est mort et l’autre est en voie de guérison. Ces cas témoignent de la circulation du virus en Camargue gardoise.

L’infection à virus West Nile est transmise par les moustiques (essentiellement du genre CULEX) qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés.

Les chevaux, mais aussi parfois les hommes, sont des « hôtes accidentels » qui peuvent être atteints par le virus West-Nile lorsqu’ils sont piqués par des moustiques infectés mais qui ne peuvent pas transmettre à leur tour le virus.

Le préfet du Gard appelle à la vigilance les éleveurs et les vétérinaires en filière équine afin qu’ils mettent en place dans les zones à risque un traitement insecticide préventif et qu’ils déclarent la totalité des cas de chevaux malades ; la maladie se manifeste chez les équidés soit sous une forme fébrile pure, souvent inapparente, soit sous une forme nerveuse (abattement,
tremblements, troubles neurologiques). Une guérison spontanée intervient généralement en 3 à 4 semaines, mais des formes graves avec paralysie et mort peuvent survenir.

Cette maladie pouvant atteindre l’homme à la suite d’une piqûre de moustique infecté, il est recommandé aux personnes résidant en Camargue de :

  • lutter contre la prolifération des moustiques autour du domicile en éliminant les eaux stagnantes qui constituent leurs gîtes larvaires (ex : vider et ranger à l’abri les petits récipients, couvrir les réservoirs d’eau avec un tissu ou une moustiquaire…) ;
  • porter des vêtements couvrant et amples, notamment en soirée, les moustiques de type Culex ayant principalement une activité nocturne ;
  • utiliser des répulsifs, conseillés par votre pharmacien, sur les vêtements et sur les zones de peau découvertes ;
  • pour les personnes sensibles (ex. nouveau-nés, femmes enceintes, personnes immunodéprimées), dormir sous une moustiquaire ;
  • se protéger contre les piqûres de moustiques : port de vêtements amples, clairs et couvrant bras et jambes, application sur les zones de peau découvertes d’un produit répulsif, en respectant les contre indications et au besoin protection par des moustiquaires dans les zones où les moustiques sont particulièrement nombreux.

Dans la plupart des cas, l’infection humaine à virus West Nile est
asymptomatique, c’est-à-dire que le patient ne présente aucun symptôme.

Dans certains cas, la maladie se manifeste par un syndrome pseudo-grippal (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) quelques fois accompagné d’une éruption cutanée. Elle peut, plus rarement, provoquer des complications neurologiques graves. Toute personne présentant ces symptômes doit consulter son médecin.

La circulation du virus West Nile est actuellement surveillée en France par un triple dispositif chez les humains, les chevaux et les oiseaux. Ce réseau de surveillance a été mis en place en Camargue en 2001 puis étendu à la Corse et aux autres départements méditerranéens. Il associe de nombreux partenaires sous la responsabilité des ministères de la santé et de l’agriculture.

Pour en savoir plus
Plate-forme d’épidémio-surveillance :
https://www.plateforme-esa.fr/mots-cles/west-nile
https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladiesinfectieuses/
 

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