Occitanie

Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre

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Ruban rouge du Sida
La lutte contre la transmission du VIH combine prévention, dépistage et traitement.

L’ARS rappelle qu'il existe plusieurs moyens accessibles pour se protéger et se faire dépister.
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Comme chaque 1er décembre, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) lance la Journée mondiale de lutte contre le sida. A cette occasion, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Agence nationale de santé publique (ANSP) /Santé publique France lancent une campagne d’information consacrée aux multiples solutions de dépistage accessibles en population générale et pour les publics les plus exposés.

Le sida dans le monde

D’après l’ONUSIDA, l’épidémie atteint actuellement plus de 36 millions de personnes et près de 2 millions de personnes sont nouvellement infectées chaque année.

Des progrès remarquables ont été accomplis depuis 2010 en termes d’accès aux traitements : à l’échelle mondiale, près de 21 millions de personnes sont aujourd’hui traitées, permettant une diminution significative du nombre de décès annuel liés à la maladie entre 2005 (1,9 millions de décès) et 2016 (1 million). Les personnes pouvant bénéficier d’un traitement vivent ainsi plus longtemps et en meilleure santé. Ces progrès restent cependant insuffisants et les efforts sont à poursuivre pour l’accès aux différents outils de prévention et aux traitements.

La situation en région

D’après l’ANSP/Santé publique France, chaque année en Occitanie, environ 440 000 personnes participent à un dépistage de cette infection sexuellement transmissible (IST). Parmi elles, environ 400 découvrent leur séropositivité. La région se situe ainsi au quatrième rang national en ce qui concerne les nouvelles contaminations au VIH.

Actuellement, près de 10 000 personnes vivant avec le VIH sont prises en charge à ce titre en Occitanie. Mais l’on estime à au moins 2 000 le nombre de personnes qui ignorent leur séropositivité, et qui sont donc les plus susceptibles de transmettre le virus lors d’un rapport non protégé (épidémie cachée).

Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) représentent 60% des personnes nouvellement contaminées, contre 44% en moyenne au niveau national. Si la diminution des découvertes se poursuit chez les hétérosexuels, la situation concernant le VIH et les autres IST (syphilis, gonococcies, chlamydia) reste préoccupante pour les HSH. Les conclusions de l’étude Prévagay, menée par l’ANSP / Santé Publique France et publiée en juillet 2017, confirment le maintien d’une forte prévalence du VIH dans cette population (16,9%).

Renforcer le dépistage

Aujourd’hui, la lutte contre la transmission du VIH s’appuie sur une palette d’outils de prévention combinée : préservatifs, carrés ou gants de latex, dépistages, matériel de réduction des risques liés aux pratiques addictives, prophylaxie pré-exposition (PrEP), traitement post-exposition (TPE), traitement (Treatment as Prevention ou TasP).

Afin de diagnostiquer et traiter au plus tôt les personnes vivant avec le VIH mais qui l’ignorent, il est essentiel de porter l’effort sur l’accessibilité et la fréquence du recours au dépistage, notamment auprès des publics les plus exposés (personnes HSH et personnes hétérosexuelles nées à l’étranger). Les solutions de dépistages sont aujourd’hui nombreuses et s’adaptent à tous les modes de vie :

  • L’examen biologique sanguin (sérologie) peut être prescrit par tout médecin et réalisé dans un laboratoire de biologie médicale.
  • Il est également possible de se rendre dans un des Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic des IST d’Occitanie (CeGIDD) habilités par l’ARS. Ils proposent, sur site ou dans des permanences délocalisées, des consultations confidentielles et gratuites permettant l’évaluation des facteurs d’exposition aux risques infectieux ainsi que le dépistage des IST les plus courantes (VIH, hépatites A, B et C, syphilis, gonococcies, chlamydia, papillomavirus humains). Ces consultations sont anonymes si l’usager en fait la demande.
  • 10 associations sont également habilitées par l’ARS pour la réalisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) du VIH, qui sont proposés sur les lieux d’accueil, de vie et de rencontres des publics les plus concernés : AIDES, Arap-Rubis, ENIPSE, Grisélidis, Maison de Vie du Roussillon, Médecins du Monde Montpellier et Toulouse, Relais VIH, SOS Hépatites et Vivre.
  • Enfin, des autotests permettant de réaliser soi-même un dépistage du VIH peuvent être achetés dans n’importe quelle pharmacie de ville. Un accompagnement de Sida Info Service reste accessible à distance, gratuitement, 24h/24 (0800 840 800).

Le traitement comme outil de réduction des risques de transmission

Le traitement lui-même fait également partie des outils de prévention. En effet, le risque de transmission du VIH est quasi nul lorsqu’une personne séropositive suit un traitement de manière régulière et durable (au moins 6 mois) et n'est porteuse d'aucune autre IST. Cette personne dispose alors d’une charge virale indétectable (nombre de copies du virus dans le sang), ce qui permet des relations sexuelles sans préservatif avec un partenaire non porteur du VIH.