Journée Mondiale de Lutte contre le Sida

Actualité

A l’occasion de la journée mondiale contre le Sida du 1er décembre, l'ARS rappelle l'importance du dépistage afin de lutter contre la transmission du VIH.

Comme chaque 1er décembre, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) lance la Journée mondiale de lutte contre le Sida. A cette occasion, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Agence Nationale de Santé Publique (ANSP)/Santé publique France (SpF) lancent une campagne d’information consacrée aux multiples solutions de dépistage accessibles en population générale et pour les publics les plus exposés. Dans un contexte de pandémie mondiale et où l’appel à la « Solidarité mondiale et responsabilité partagée » est encouragée, la lutte contre le sida doit continuer.

Le sida dans le monde

D’après l’ONUSIDA, 38 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2019 et près de 1,7 million de personnes sont nouvellement infectées chaque année.

Des progrès remarquables ont été accomplis depuis 2010 en termes d’accès aux traitements : à  l’échelle mondiale, près de 25,4 millions de personnes ont accédés à la thérapie antirétrovirale en 2019, ce qui constitue une augmentation de 6,4 millions par rapport à 2009. Cet accès au traitement permet une diminution significative du nombre de décès annuel liés à la maladie qui s’élevait à 690 000 en 2019 contre 1,1 millions en 2010. Les personnes bénéficiant d’un traitement vivent ainsi plus longtemps et en meilleure santé. Ces progrès restent cependant insuffisants et les efforts sont à poursuivre pour optimiser l’accès aux différents outils de prévention et aux traitements.

Quant au nombre de diagnostics de sida, estimé à 1205 en 2018, il est en diminution entre 2013 et 2018 (-24%).

La situation en Occitanie

En 2019, 339 personnes environ de la région Occitanie, étaient séropositives, situant ainsi la région Occitanie au septième rang national en ce qui concerne les nouvelles contaminations au VIH (SpF – Bulletin de santé publique, Nov. 2019).

Sur cette même période, près de 10 206 personnes vivant avec le VIH ont été prises en charge à ce titre en Occitanie. Mais l’on estimait en 2O18, à au moins 2 000 le nombre de personnes qui ignorent leur séropositivité, et qui sont donc les plus susceptibles de transmettre le virus lors d’un rapport non protégé (épidémie cachée).

Si la découverte de contaminations se poursuit chez les hétérosexuels notamment, la situation concernant le VIH et les autres IST (syphilis, gonococcies, chlamydias) reste préoccupante pour les personnes les plus exposées.

Campagne nationale d’incitation au dépistage

Aujourd’hui, la lutte contre la transmission du VIH s’appuie sur une palette d’outils de prévention combinée : distribution de préservatifs, carrés ou gants de latex, matériel de réduction des risques liés aux pratiques addictives, dépistages, prophylaxie pré-exposition (PrEP), Traitement Post-Exposition (TPE), traitement (Treatment as Prevention ou TasP).

Afin de diagnostiquer et traiter au plus tôt les personnes vivant avec le VIH mais qui l’ignorent, il est essentiel de porter l’effort sur l’accessibilité et la fréquence du recours au dépistage, notamment auprès des publics les plus exposés (personnes HSH et personnes hétérosexuelles nées à l’étranger). Les possibilités de dépistages sont aujourd’hui nombreuses et s’adaptent à tous les publics :

  • La réalisation d’un examen biologique sanguin (sérologie) dans un laboratoire de biologie  médicale,  prescrit par un médecin ;
  • Une demande de consultation dans un des Centres Gratuits d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST (CeGIDD) habilité par l’ARS. Ces centres proposent, sur site ou dans des permanences délocalisées, des consultations gratuites avec un professionnel de santé pour évaluer des facteurs d’exposition aux risques infectieux ainsi que des actions de dépistage des IST les plus courantes (VIH, hépatites  A, B et C, syphilis, gonococcies, chlamydias, papillomavirus humain). Ces consultations peuvent être anonymes si l’usager en fait la demande.
  • La réalisation de Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) du VIH proposées par 10 associations également habilitées par l’ARS sur les lieux d’accueil, de vie et de rencontres des publics les plus exposés : AIDES, Arap-Rubis, ENIPSE, Grisélidis, Maison de Vie du Roussillon, Médecins du Monde Montpellier et Toulouse, Relais VIH, SOS Hépatites et Vivre.
  • L’achat d’autotests dans n’importe quelle pharmacie de ville (incluant les ventes en ligne, permettant de réaliser soi-même un dépistage du VIH. Un accompagnement de  Sida Info Service reste accessible à distance, gratuitement, 24h/24 (0800 840 800).
  • Cette année, le comité de coordination régionale de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH (COREVIH) organise avec le soutien de l’ARS, un webinaire ZOOM le mercredi 2 décembre à 18h00 à destination du grand public y compris les populations étudiantes et lycéennes.

Cette offre de dépistage multiple, au profit de chacun, permet une détection précoce de l’infection et donc, une prise en charge rapide, adaptée et effective des personnes concernées.